Comprendre le jargon de votre traducteur

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Les traducteurs parlent de mots source, de langue cible, de TM, de CAT tool ou encore d’idiotismes, mais de quoi s’agit-il ?

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Source et cible

Votre traducteur part d’un document rédigé dans la langue A et vous fournit sa traduction dans la langue B. La langue A est appelée langue source et la B langue cible. La source désigne le point de départ. La cible est l’objectif à atteindre. Comme je travaille de l’anglais et de l’italien vers le français, mes langues source sont l’anglais et l’italien, ma langue cible est le français.

La plupart du temps, le devis d’une traduction est fonction du nombre de mots source, entre autres. Dans ce cas, on utilise Word ou un logiciel de TAO, ou encore un autre programme (pour les fichiers incompatibles), afin d’évaluer le nombre de mots du document à traduire. Lorsqu’il est impossible de déterminer précisément le nombre de mots source, le prix sera soit forfaitaire, soit calculé en fonction du nombre de mots cible ou d’un tarif horaire.

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Logiciel de TAO

Traduction assistée par ordinateur (ou CAT tool en anglais). Ces logiciels permettent au traducteur de vous garantir une meilleure cohérence car ils enregistrent les segments (ou phrases, pour simplifier) traduits au fur et à mesure et les reproposent au traducteur lorsque de nouveaux segments similaires se présentent.

Par exemple, si vous décidez de traduire « News » par « Notre actualité » dans vos rapports mensuels, votre traducteur aura systématiquement un rappel de cette traduction et jamais vous ne verrez apparaître « Nouveauté » ou « Actualité » comme intitulé dans vos rapports. Les logiciels de TAO que nous utilisons sont conçus pour vous assurer la plus grande cohérence au fil du temps.

De même, si vous disposez de documents déjà traduits ou rédigés dans la langue cible, certains logiciels de TAO permettent de les utiliser comme références. Pour en savoir plus, voir ici.

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Langue maternelle et bilinguisme

Généralement, le traducteur traduit vers sa langue maternelle, c’est-à-dire la langue dans laquelle il a effectué ses études et qu’il parle depuis son enfance.

Contrairement à tout autre étudiant fraîchement sorti de l’école, il ne se qualifiera généralement pas de bilingue. Évidemment, il comprend les langues source dans lesquelles il travaille mais il n’est pas forcément apte à s’exprimer correctement dans celles-ci et même s’il s’exprime couramment dans une langue étrangère, il est conscient de ne pas la maîtriser aussi bien que sa langue maternelle.

Si l’un de mes enfants décidait de faire des études en linguistique, il pourrait se qualifier de bilingue car ils sont nés en Belgique, où ils ont fréquenté au minimum l’école primaire, parlent français à la maison mais ont poursuivi leurs études en Italie et intégré la culture du pays. En effet la langue maternelle est aussi une question de culture.

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Traduction d'expressions idiomatiques
It’s raining cats and dogs – Il pleut des cordes
Idiotismes ou expression idiomatiques et terminologie

Les idiotismes sont des expressions typiques à une langue ou à une région. Il est clair que « It’s raining cats and dogs » ne doit pas être traduit par « Il pleut des chats et des chiens » mais plutôt par « Il pleut des cordes ». Malheureusement, certains idiotismes sont moins évidents à déceler.

La terminologie est le vocabulaire utilisé dans un domaine précis. Vous pouvez aussi aider votre traducteur à rassembler la terminologie à utiliser dans le cadre de vos communications d’entreprise sous forme d’une base terminologique ou d’un glossaire (voir ci-dessous), pour respecter votre ligne éditoriale.

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Glossaire et TM (ou mémoire de traduction)

Le glossaire est une liste de mots traduits. En aidant votre traducteur à constituer un glossaire précis pour votre entreprise, vous vous assurez une meilleur cohérence dans la communication. Vous pouvez également signifier à votre traducteur quels termes sont bannis de votre communication.

Par exemple, une grande enseigne d’articles de luxe n’utilise jamais « simili cuir » et nous a demandé de lui préférer « façon cuir ». De même pour les imprimés façon croco ou autres.

La mémoire de traduction, ou TM, à ne pas confondre avec MT (pour traduction automatique – machine translation), est utilisée par les logiciels de TAO (voir plus haut) et permet au traducteur de comparer la traduction qu’il réalise avec les précédentes et ainsi de vous garantir une cohérence maximale au fil de vos communications.

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Traduction, localisation et transcréation

Toutes trois désignent une forme de traduction mais chacune avec ses nuances.

La traduction est la transposition d’un message écrit d’une langue dans une autre. Le message reste identique même si la structure des phrases peut être remaniée.

La localisation est une traduction adaptée à une culture spécifique. Le message reste identique, la formulation reste proche malgré quelques adaptations au public cible, des images peuvent nécessiter des modifications.

La localisation d’un logiciel est son adaptation à d’autres nations ou cultures. Outre la traduction de l’interface, elle peut inclure la traduction de l’interface graphique, de l’aide en ligne et de la documentation. De nombreux tests sont nécessaires afin de vérifier qu’elle est à la fois correcte, cohérente et complète.

La transcréation est une traduction adaptée à un public cible visant à atteindre un objectif de communication plutôt que la transmission littérale d’un message. Le vocabulaire de la marque est soigneusement étudié, les formulations sont retravaillées et les images peuvent être entièrement modifiées pour mieux toucher le public cible. Les slogans doivent être réétudiés, de même que les arguments. Il s’agit d’un travail de marketing bien plus avancé.

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Révision, relecture et post-édition

Après la traduction, une révision est normalement nécessaire. Il s’agit d’une vérification du document cible confronté au document source. Le document traduit doit atteindre les mêmes objectifs que le document source, contenir l’ensemble des informations et ne pas contenir de fautes. Outre le contenu, le linguiste vérifie donc la grammaire, la ponctuation, l’orthographe, la terminologie, le style, etc.

Ensuite, devrait venir une relecture. C’est une dernière vérification du seul document cible pour supprimer les dernières éventuelles coquilles et retravailler le style, si nécessaire.

Lorsque l’on parle de post-édition, il s’agit de retravailler un texte après une traduction mécanique (MT – machine translation). Pas de traduction humaine dans ce cas, on passe directement à la révision.

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Traducteur et interprète

Un traducteur travaille à l’écrit.

Un interprète écoute un message et le retransmet oralement.

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Vous voulez en savoir plus ? Vous avez besoin d’éclaircissement ? Vous désirez nuancer un point ? N’hésitez pas à commenter.

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